Droit du travail : l’insubordination envers son supérieur hiérarchique est-elle un motif de licenciement ?

Dans le droit du travail, l’insubordination peut se définir comme une faute commise par un employé qui ne respecte pas les règles générales de l’entreprise, qui refuse d’exécuter les obligations prévues dans son contrat de travail ou tout simplement de se soustraire à l’autorité de son supérieur hiérarchique. En effet, de par la signature de son contrat, le travailleur a le devoir d’accomplir certaines tâches et de remplir des obligations vis-à-vis de celui qui l’emploie. Manquer à ces obligations peut être à la base d’une sanction disciplinaire ou même engendrer un licenciement.

Insubordination du salarié : les cas tolérés par la loi

Il existe des cas dans lesquels l’insubordination du salarié peut être considérée comme légitime. Alors, la désobéissance du salarié n’est punie par aucune sanction. En effet, le salarié ne peut en aucun cas s’exposer à des sanctions lorsqu’il s’oppose à l’accomplissement de tâches prohibées par la loi et capables de mettre en danger sa santé, sa sécurité ou celle d’autrui. Aussi, refuser d’exécuter des tâches non prévues dans ses attributions est un droit du salarié qui ne s’exposera à aucune sanction.

Insubordination au travail : les types de sanctions possibles

Refuser d’accomplir ses tâches de salarié peut exposer le travailleur aux sanctions suivantes !

La lettre d’avertissement

Face à l’insubordination d’un salarié, le supérieur hiérarchique peut décider de lui adresser une lettre d’avertissement pour insubordination. Cette option est envisageable dans le cas où la faute commise par le salarié n’est pas jugée trop grave. La lettre d’avertissement dans ce cas a pour but de rappeler le salarié à l’ordre tout en lui donnant une chance de corriger son comportement en se pliant aux règles de l’entreprise et en remplissant ses obligations. Si le salarié persiste, il risque de s’exposer à des sanctions plus graves conduisant à son licenciement.

Le licenciement pour faute simple

En refusant de se plier aux exigences relatives à son poste, le salarié s’expose à un licenciement pour faute simple. La faute simple traduit un non-respect de la discipline et des règles d’une entreprise. Dans le cas de l’insubordination, la faute simple peut être avancée comme argument lorsque le travailleur s’oppose à l’accomplissement d’une tâche exceptionnelle ou inhabituelle entrant pourtant dans ses attributions et obligations. Un salarié licencié pour faute simple a droit à un préavis et une indemnité de licenciement.

Le licenciement pour faute lourde

Une faute lourde est une faute commise par l’employé dans l’intention de nuire à l’entreprise. Elle rend impossible une collaboration future entre l’employé et l’entreprise étant donné que la nature de l’acte posé entame la confiance de l’employeur envers son employé. Refuser de se conformer à la nouvelle organisation d’une entreprise, proférer des injures ou des menaces à l’endroit de ses supérieurs ou encore refuser catégoriquement et sans justification d’effectuer des heures supplémentaires sont des actes qui constituent des fautes graves pouvant causer un licenciement pour insubordination. Dans le cas du licenciement pour faute grave, le salarié ne bénéficie ni de préavis ni d’indemnité de licenciement.

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